En partenariat avec la Ville de Pont-Saint-Esprit
À la fois tendre et drôle, parfois pathétique, cette forme en devenir, appelle des codes que nous avons toutes et tous en commun, des souvenirs échangés d’histoires passées, absurdes, abstraites, qui révèlent le chemin d’un corps qui traverse le temps à travers le reflet de soi dans le regard de l’autre, le reflet du moment perçu et l’abysse du temps qui nous sépare de l’événement vécu.
PARCOURS D’ARTISTE : Samuel Mathieu
Après un parcours d’interprète, Samuel Mathieu entame ses débuts de chorégraphe, signant également dans la plupart de ses pièces, la bande son, la scénographie, parfois la réalisation numérique, et vidéo. Il fonde sa compagnie en 2001 puis crée une série de pièces de groupe. Dès lors, il instaure avec ses interprètes une relation de complicité, inscrivant les premiers principes d’écriture, dans le cadre de deux années privilégiées au CDCN de Toulouse en tant qu’artiste associé de 2006 à 2008.
À partir de 2008, son désir de se nourrir d’autres cultures le mène tout d’abord en Allemagne, où il crée Nord-Reich-Nord, un essai dont les principes chorégraphiques seront déclinés la même an-née dans Yan, un projet franco-chinois, puis sur Généric-X, en 2009 au Japon.
En 2010, la rencontre déterminante avec le compositeur Maxime Denuc permet à Samuel Mathieu d’orienter sa réflexion sur le lien musique-danse.
À partir de 2014, le chorégraphe creuse l’idée d’une danse politique qui l’amène à poser au plateau la question du pouvoir. Trois projets voient le jour en Europe, Assassins aux Pays-Bas, à La Haye, Monstres en Lituanie, à Vilnius, et Attentater en Allemagne, à Chemnitz.
Parallèlement, Samuel Mathieu élargit ses approches du mouvement au travers de 3 créations, fruits d’une rencontre au plateau des sangles aériennes et de la danse qui s’inspirent des œuvres de Marguerites Duras, Yves Klein ou Alexander Calder.
Étroitement liés, le solo Frau Troffea créé en 2019 et Saltarines pièce grand format créée en 2022, viennent à la fois clore la relation du chorégraphe avec l’univers du cirque tout en ouvrant pour les années à venir, une approche des écritures chorégraphiques, interrogeant la confrontation du corps à son espace, à sa simple mobilité.
Image © JP Montagné/Le Brigadier