Le soutien aux artistes

L’artiste associé

Depuis 2006 et l’arrivée de Liliane Schaus, le CDCN travaille en collaboration avec un artiste associé. En 2016, les CDCN obtiennent du ministère de la Culture et de la Communication une aide complémentaire pour accompagner cette association. La mesure artiste associé permet de soutenir financièrement les productions du chorégraphe, d’accueillir ses créations et son répertoire, d’aider à la diffusion de ses pièces, d’imaginer avec lui plusieurs événements et rencontres, et de concevoir des projets d’éducation artistique et culturelle.

À partir de juin 2026, c’est Jonas Chéreau qui est artiste associé à La Maison danse.

Après des études d’histoire, il se forme à la danse au CNDC d’Angers dans le cadre de la formation d’artiste chorégraphique élaborée par Emmanuelle Huynh. Il prend part à Danceweb coaché par Philipp Gehmacher et Christine de Smedt lors du festival Impulstanz. Dans ce contexte, il participe à la pièce All Cunningham, 50 Years of Dance de Boris Charmatz.

Interprète dans les créations de Daniel Larrieu, Mickaël Phelippeau, Lilia Mestre, Sara Manente, Fanny de Chaillé et Phillippe Ramette, Anne Collod, Jocelyn Cottencin, Carole Perdereau, Alain Buffard, Aurélien Dougé, Pauline Brun, Madeleine Fournier, Diederik Peeters et Gaël Santisteva.

Entre 2011 et 2018, il co-signe une série de pièces en collaboration avec Madeleine Fournier : Les interprètes ne sont pas à la hauteur en 2011, Sexe symbole (pour approfondir le sens du terme) en 2013 présenté notamment lors du festival Artdanthé, 306 Manon en 2013, film réalisé par Tamara Seilman, SOUS-TITRE en 2015 dans le Next Arts Festival et Partout en 2016. Lors des Sujets à Vifs à Avignon en 2011, il présente aux côtés de Jacques Bonnaffé un propos dansé intitulé Nature aime à se cacher, inspiré par l’œuvre de Jean-Christophe Bailly intitulé Le visible est le caché. S’en suit une nouvelle version intitulée Chassez le naturel créée au Théâtre de la Bastille en 2013. Aussi, Jonas Chéreau fait partie du collectif EDA aux côtés de Maud Albertier et Sarah Pellerin-Ott et créent ensemble TROIS en 2015, Nos futurs en 2018 et Dire grand en 2022.

En 2019, Jonas Chéreau inaugure une nouvelle manière d’aborder la fabrication et l’écriture des objets chorégraphiques avec Baleine, solo notamment présenté à la Ménagerie de Verre. Il en propose par la suite un format adapté au jeune public, intitulé Temps de Baleine, créé en 2021 au CDCN-le Gymnase. En 2022, Jonas Chéreau chorégraphie R É V E R B É R E R, pièce de groupe présentée pour la première fois dans le cadre du Next Arts Festival au Kunstencentrum BUDA.

En 2024, Jonas Chéreau, accompagné de François Maurisse, crée sa compagnie : l’association goutte. Également pédagogue, précédemment invité par le Centre National de la Danse à participer au programme de recherche Constellation, il enseigne lors de la plateforme internationale de workshops Camping à l’automne 2024.​​ Cette année est aussi l’occasion pour Jonas Chéreau & Valérie Castan de créer la conférence dansée intitulée Regard par transparence, proposition adaptée au public non voyant, malvoyant & voyant.

En parallèle, le chorégraphe crée une démarche intitulée Semer la joie, dispositif de recherche et de médiation, dans lequel il partage et interroge avec des participant·e·s l’origine du bonheur. S’en suit la création JOIE à l’automne 2025 à l’Atelier 210 à Bruxelles.

Il créera sa nouvelle création Saynète en juin 2027 lors du festival La Maison danse Uzès.

Il transmet régulièrement sa pratique à l’occasion d’ateliers avec divers publics (professionnel·le·s, scolaires, enfants, amateur·ice·s, personnes en établissement de soins …)

Artistes associés précédents

Christophe Haleb
Notre premier artiste associé, Christophe Haleb, a cheminé avec nous pendant 6 ans (2006-2012). La rencontre avec Christophe Haleb, son esthétique foisonnante, multiple, baroque et contemporaine ; sa nature transdisciplinaire mêlant la danse au cirque, au théâtre, à la scénographie, aux arts plastiques, à la musique ; sa perception de l’architecture sociale et politique d’un territoire à travers le corps des danseurs ; son sens de la fête, son talent pour rassembler les énergies autour d’un projet, nous ont d’emblée convaincus pour lui proposer d’être à nos côtés dans cette aventure. Lui et sa « joyeuse bande » comme il se plaît à appeler sa compagnie la zouze ont marqué les esprits, les lieux de la ville qu’ils ont transformés, les mémoire des enfants, des lycéens, des patients et du personnel hospitalier du Mas Careiron et des habitants d’Uzès. Ils nous ont transmis leur énergie, nous ont obligés à inventer avec eux, à sortir de nos habitudes, avec générosité, ils ont changé notre regard sur la danse et sur le monde.

Fabrice Ramalingom
De 2012 à 2015, Fabrice Ramalingom a pris le relais pour trois ans. Avec Fabrice, nous nous sommes recentrés sur le corps, sur le mouvement et sur une écriture très précise. Sa manière d’aborder et de travailler la danse nous a amené à un endroit plus intime, nous a renvoyé au rapport que nous avons à notre corps.
Fabrice lui n’a pas vraiment de « bande » autour de lui, il a cependant des collaborations fidèles avec des danseurs, une créatrice lumière, un scénographe dont il s’entoure pour travailler et réfléchir avec nous l’action éducative et culturelle. Sa curiosité pour découvrir le travail de ses pairs dans d’autres pays, son envie de travailler avec des publics différents et son désir de transmettre sa danse, nous ont convaincus de poursuivre avec lui pendant 3 ans notre chemin chorégraphique.

David Wampach
De 2016 à 2019, David Wampach nous a décalés, déplacés et emmenés dans son univers. De son Cabinet de curiosité en janvier 2016 à BEREZINA en juin 2019, il n’a cessé de nous étonner et de se réinventer. Il a présenté nombre de ses pièces au festival et dans différents lieux du territoire dans les prémices de notre saisonnalité. Il nous a offert une autre vision encore de l’écriture contemporaine entre burlesque, précision, radicalité et technicité.

Danya Hammoud
De 2019 à 2022, La Maison CDCN a accompagné Danya Hammoud qui a travaillé avec les habitants et le territoire avec beaucoup d’engagement. Chorégraphe et danseuse Libanaise, Danya Hammoud mène une recherche chorégraphique, modelée par son contexte, se penche sur les questions de violences dans nos rapports à l’Autre et se caractérise par l’accumulation de tensions permanentes de tout ordre (politique, social, culturel, économique). Une accumulation transformée en mouvement. Un mouvement sourd, précis, dense et continu. Cette précision et cette intensité se retrouvent dans l’ensemble de son travail : dans son bouillonnement intellectuel permanent, dans l’exigence de l’écriture, la justesse de l’émotion, la rigueur du travail et l’attention au choix des mots. Elle se sert de son travail comme un outil de partage et de réflexion sur la quête de notre place au monde en tant qu’artiste et citoyen·ne. De Mahalli à Devenir crocodile, elle a présenté plusieurs pièces au festival et pendant la saison. Elle s’est beaucoup investie auprès des patient.e.s et soignant.e.s du Mas Careiron et La Maison danse est heureuse de poursuivre sa collaboration avec elle sous d’autres formes.

Marion Carriau
De janvier 2023 à juin 2026, c’est Marion Carriau qui est devenue artiste associée à La Maison danse. Formée au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, puis au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, Marion Carriau collabore en tant qu’interprète avec différents artistes : Mohammed Shafik, Les Gens d’uterpan, Mylène Benoit, Julien Prévieux, Laurent Goldring et Joanne Leighton. Parallèlement, elle se forme au bharata natyam depuis 2009. Elle fonde l’association Mirage en 2016.
Dans son travail chorégraphique, elle imagine toujours des formes satellites en lien à ses spectacles, comme une création sœur ou miroir. À partir des mêmes thématiques, et des mêmes matériaux (danse, musique, costume), elle remet en jeu son processus de création.
Avec La Maison danse, elle a créé Des forêts des lunes, version participative pour enfants à partir de Je suis tous les dieux, la pièce L’Amiral Sénès, qui questionne l’héroïsme, l’installation - performance intergénérationnelle Les légendaires d’Uzès qui croise personnes âgées et enfants autour des questions soulevées pendant L’Amiral Sénès, mais aussi Le Cabaret des vigneron·ne·s et l’installation CanopER réalisée avec des habitant·es du Gard et installée pendant le festival La Maison danse Uzès 2026.